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le 3 avril 2013
L'indice boursier régional IAE Lyon - Université Lyon 3 a connu un très bon premier trimestre 2013 : + 2% en mars, et + 13% en trois mois.
L'indice boursier régional IAE Lyon / Université Lyon 3 a connu un excellent début d’année 2013 (+ 8% en janvier), la tendance s’étant poursuivie en février (+2,5%), puis en mars (+3,48% durant la première quinzaine). La deuxième quinzaine de mars se traduit par un repli de 1,46%, ce qui ramène la hausse de l'indice boursier régional à 1,97% pour la totalité du mois de mars. La hausse sur tout le premier trimestre est ainsi de 12,98%, alors que le CAC 40 a limité sa progression à 2,48%, après il est vrai des hausses de 5% au troisième trimestre 2012 et de 8,5% au quatrième trimestre. L’’indice des valeurs petites et moyennes a fait mieux pour les trois mois écoulés : + 6,42%.
Durant ce premier trimestre à l’étranger, le Dax allemand a gagné 2,4%, quand l’IBEX 35 espagnol reculait de 3% ou le FTSE Mib italien de 5,7%. En euros la progression fut de 4,5% à Londres, mais a avoisiné 13% pour le Nikkei 225 japonais, dépassant 14% pour le Dow Jones industriel américain. Le MSCI World est en hausse comparative de 9,6%.
Nous sommes ainsi entrés dans un marché assurément moins positif, la crise chypriote ayant provoqué un violent coup d’arrêt sur les bourses européennes, suivi d’incertitudes et de certaines craintes. Le mois d’avril a correctement débuté sur les marchés.
En France on a appris que le déficit public avait dérapé en 2012, même s’il a été ramené de 5,3% à 4,8% du produit intérieur brut. On rappellera que le gouvernement avait escompté qu’il serait limité à 4,5%.
Les prélèvements obligatoires ont été conformes aux prévisions, ayant atteint 44,9% du PIB en 2012 après les 42,7% de 2011, consécutivement à « la hausse des impôts » comme le souligne l’INSEE. Par contre les dépenses publiques se sont accrues plus que prévu, en augmentation en volume - l’inflation devant y être ajoutée - de 0,7%, et non de 0,5% comme anticipé. La réalité c’est que la stagnation économique porte ses effets, avec la question de l’impact de l’austérité sur la croissance, et de facto sur l’emploi.
Pour la première fois depuis 1984 on apprend à la lecture des comptes nationaux trimestriels que l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques vient de publier que le pouvoir d’achat des Français a baissé de 0,4% en 2012, le recul ayant même été de 0,8% au cours du quatrième trimestre. En raisonnant par unité de consommation, c’est-à-dire au niveau d’un individu, le repli du pouvoir d’achat aurait atteint 1% en 2012, après une contraction de 0,1% l’année précédente... L’INSEE table aujourd’hui sur une hausse de pouvoir d’achat de 0,5% au premier semestre 2013, conséquence du calendrier de perception des impôts.
Les prévisions de croissance actualisées de l’OCDE montre que l’économie française est en récession, et en panne de croissance, le PIB devant croître de seulement 0,1% pour toute l’année, puis de 1,3% en 2014… Par ailleurs les marchés financiers ont su se redresser en profitant de l’abondance des liquidités de ces derniers mois, mais l’OCDE « met en évidence le risque que l’attitude des investisseurs ne soit plus en phase avec les paramètres fondamentaux de l’économie ou d’une politique encourageant les prises de risques excessifs », ce qui dénoterait la formation sur les marchés européens d’une bulle financière.
L’INSEE continue de n’anticiper aucune reprise avant l’été, conservant le même diagnostic que celui émis en décembre. Par contre l’investissement reculerait pour chacun des deux premiers trimestres 2013 de 0,5%, plus qu’estimé à la fin 2012, la demande étant faible.
L’autre objet d’attention concerne la consommation des ménages, véritable moteur de la croissance : or en France le début d’année n’a pas été bon, ce qui pénalise à la fois la consommation totale des ménages et l’évolution du PIB. Heureusement les exportations se porteraient mieux.
Quand on parle finance se pose bien sûr la question de la valorisation des entreprises en France. Le cabinet d’évaluation financière AlphaValue et le spécialiste de l’information d’entreprises Altares ont mis au point un nouvel outil (en créant NextValue) pour estimer la valeur des PME et Entreprises de Taille Intermédiaire, soit finalement un échantillon analysable des 40.000 entreprises retenues, après classement en plus de 500 secteurs : leur valeur totale ressort à 560 milliards d’euros, face aux 1000 milliards pour les 40 sociétés du CAC 40, ou encore aux 1.400 milliards de capitalisation boursière à la Bourse française.
Des écarts considérables apparaîssent - ce qui ne saurait surprendre - entre les PME d’Ile-de-France (300 milliards d’euros) et les PME de la région Rhône-Alpes (57 milliards d’euros). Ce modèle apparaît intéressant sur de nombreux aspects, et il semble ouvrir de nouveaux horizons pour des estimations plus fiables en vue d’une introduction en Bourse ou d’une cession d’entreprise par exemple. En facilitant la détection possible d’activités rentables dans certaines régions il se positionne comme un outil de stratégie économique, financière et boursière…
> Le graphique : évolution de l'Indice boursier régional depuis 10 ans (mars 2003-mars 2013 [XLSX - 40 Ko]
* En septembre 1986 fut créé l'indice boursier régional « IAE Lyon / BNP PARIBAS », dénommé depuis juillet 2004 « IAE Lyon - Université Lyon 3 ». Cet index est très vite devenu une référence incontournable sur l'activité économique des entreprises régionales. En 2013, il regroupe toujours 80 actions (Euronext, Alternext).
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Mise à jour : 3 avril 2013 - Publication : 8 janvier 2009


