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Les 29 ans de l'Indice Boursier Régional IAE Lyon - Université Lyon 3

Publié le 2 octobre 2015 Mis à jour le 21 mars 2016
Alain Teston
Alain Teston

L’Indice boursier régional fête ses 29 ans. Il enregistre une hausse de 8% depuis fin 2014. Retour sur 29 ans dans un monde financier en forte évolution.

 Alain Teston
Présentation par Alain TESTON,
Directeur Honoraire de l'IAE Lyon

Depuis fin juillet, et pour le deuxième mois consécutif, l’indice boursier régional IAE Lyon - Université Jean Moulin Lyon 3 a été baissier pour des causes diverses : ainsi, après l’Assomption, conséquence de la crise chinoise et de l’effondrement de bourses asiatiques… Puis s’est trouvée posée la question du relèvement prévu des taux d’intérêt par la Réserve Fédérale américaine, avant d’être différée, sans oublier l’affaire Volkswagen qui entraîna le titre du premier constructeur mondial automobile dans une chute de près de 40% de sa valeur en un peu plus d’une semaine… Le dossier des trucages pilotés par des logiciels sur la mesure frauduleuse des pollutions des moteurs diesels - 11 millions de voitures concernées - a ainsi revêtu une ampleur toute particulière.

L’indice régional IAE Lyon - Université Jean Moulin Lyon 3, a subi de la sorte deux mois agités, alors même que le début d’année avait été si tonitruant sur les marchés financiers : rappelons que depuis fin 2014 le CAC 40 avait gagné un temps 23,3% (à 5268,91 le 27 avril), et que l’indice régional avait lui aussi à plusieurs reprises dépassé les 20% de hausse.

Fin septembre, en neuf mois, le CAC 40 affichait malgré tout 4,27% de hausse, le FTSE MIB italien 12%, le PSI 20 portugais 5%, le BEL 20 belge 2%, alors que le DAX allemand reculait de 1,5%, l’IBEX 35 espagnol de 7%, et hors zone euro le FTSE 100 londonien perdait 7,7% et le SMI suisse 5%. Le Dow Jones a baissé de 8,6%...

Depuis d’ailleurs le « lundi noir » du 24 août, la confiance sur les marchés financiers s’est rompue en raison de la prise de conscience d’incertitudes. Depuis quelques semaines aussi les marchés subissent des à-coups violents et exagérés, y compris au cours d’une même journée… Les Bourses mondiales ont perdu encore 800 milliards de dollars de capitalisation sur les actions le 28 septembre, lundi gris.

L’indice régional IAE - Université Lyon 3 a reculé de 2,3% au cours de la première quinzaine de septembre, puis de 2,1% la semaine suivante, enfin de 0,7% au cours des trois dernières séances très volatiles, terminant le mois de septembre à -5%, soit tout de même une hausse de 8,03% en neuf mois, voisine de celle du CAC Mid and Small, ce qui illustre la réalité actuelle avec des petites et moyennes valeurs se comportant plutôt mieux que les plus grandes.

DES PROGRESSIONS RASSURANTES


Si on dresse un bilan sur une année complète on constate que l’indice boursier régional a progressé de 6% en trois phases : de fin octobre 2014 à fin mai 2015 le processus fut franchement haussier (+24%), puis les deux mois suivants ont connu des changements qui se sont à peu près compensés (+0,8%), enfin les mois d’août et de septembre furent bien mal orientés (-10,7%).

Sur 29 ans, depuis que fut créé l’indice régional qui regroupe les entreprises cotées de la région Rhône-Alpes élargie, quelle que soit leur place de cotation (Lyon ou Paris), la hausse ressort en moyenne annuelle à 6,7% : ce chiffre correspond à la progression de l’indice, hors inflation, mais aussi hors dividendes distribués, ce qui désigne donc la (simple) plus-value du capital investi.

 

FACE AUX QUESTIONS SUR LE DEVENIR


La Présidente de la Réserve Fédérale américaine, Janet Yellen, a apaisé les craintes des investisseurs, en indiquant que la Fed relèverait ses taux cette année, d’autant que la croissance américaine au deuxième trimestre en rythme annualisé avait conforté ses propos. La réunion du 17 septembre apparaissait fort importante dans l’histoire économique contemporaine, en ce sens que la Fed aurait pu relever son principal taux directeur sept ans après l’avoir ramené à 0,25%, en pleine crise financière il est vrai. La portée symbolique de ce changement aurait traduit à la fois la fin de la crise des subprimes, et une économie américaine restaurée…

Mais le message transmis fut concrètement perçu bien différemment, et a pu laisser croire à des hésitations sur la politique à suivre. Financièrement parlant la politique des taux bas serait créatrice d’instabilité, d’où une politique redéfinie pour assurer clairement une marge de manoeuvre. La Banque Centrale Européenne reste déterminée et amplifiera s’il le faut les mesures de politique monétaire, son Président Mario Draghi se disant confiant et sans inquiétudes.

A cela on peut ajouter que la Présidente du Fonds Monétaire International, Christine Lagarde, a annoncé que le FMI suite au ralentissement des pays émergents allait probablement être conduit à revoir à la baisse ses prévisions de croissance mondiale. Le PIB mondial devrait cette année progresser de 3%, au lieu des 3,3% prévus.

Précisons que l’inflation est nulle ou à peu près dans un certain nombre de pays : c’est le cas en France, comme l’Insee vient de le rappeler. Ce phénomène de stagnation des prix tient dans beaucoup de pays au prix du baril de pétrole orienté à la baisse : voici un an un baril de pétrole valait 105 dollars, puis 70$ début mai, et de l’ordre de 50$ actuellement. L’aspect positif c’est le recul des prix des carburants automobiles comme des produits manufacturés, seuls les services affichant des hausses. Si les ménages bénéficient de facto d’un pouvoir d’achat maintenu, le gouvernement se trouve devoir faire face à des rentrées fiscales amoindries et à davantage de difficultés pour limiter les dépenses, et donc bâtir son budget. L’inflation attendue serait de moins de 1% en 2016…
 

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